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Cocktails

Caipirinha Le Cocktail Brésilien
Ingrédients:
  • environ 6 cl de cachaça (alcool de canne à sucre brésilien)
  • un citron vert (ou un demi suivant sa taille)
  • une cuillère à soupe de sucre en poudre (de préférence du sucre de canne roux)
  • de la glace pilée
  • une paille coupée en deux -un morceau plus grand que l’autre.
Préparation: Si l’on veut boire moins d’alcool utiliser la grande (qui va au fond du verre et prend plus d’eau), ou, inversement, utiliser la petite pour boire plus l’alcool, qui sera en surface, car moins dense que l’eau.

1. Coupez le citron vert en deux selon son équateur. Coupez chaque demi-citron en quartiers, puis retirez-en la partie blanche centrale, responsable de l’amertume.

2. Mettez le citron découpé dans un verre à whisky (large, plat et solide), puis le sucre en poudre. Écrasez le tout à l’aide d’un pilon afin d’extraire le jus du citron pour qu’il forme un sirop avec le sucre.

3. Ajoutez ensuite la glace et la cachaça (selon la force que l’on souhaite donner au cocktail, la cachaça titre un peu moins que le rhum, vers 40 à 42°).

4. Frappez, ou mélangez à la cuillère, et ajoutez les pailles.

Traditionnellement, les glaçons ne sont pas pilés et le mélange se fait à la cuillère et non au shaker.
Histoire Variante de la recette “Batida de limão“. Vous aimez le Brésil, la Samba, une compagnie agréable… vous aimerez la Caipirinha !!! La Caipirinha est le Cocktail brésilien traditionnel, populaire et favori partout dans le pays, particulièrement au bord des plages. Accompagné de quelques biscuits apéritifs, il crée une atmosphère sensuelle et détendue. C’est également le compagnon inséparable de la “feijoada”, un plat typique brésilien servi chaque mercredi et samedi dans la plupart des restaurants brésiliens.

Au brésil, on boit les meilleures caipirinhas pour deux raisons : la technique et la qualité des cachaças. La technique consiste à couper le citron en 9 tel les traits du jeu du morpion après en avoir coupé les deux extrémités (c’est rapide) et la partie blanche centrale responsable de l’amertume.

Les meilleures cachaças, telles que “velho barreiro”, “magnifica”, “rochinha”, “gotas de minas”, se trouvent facilement au Brésil. Le meilleures sont les gold (vieillies) dont l’arôme est encore meilleur.

Aussi, il est important d’utiliser du sucre en poudre car grâce au pilon il devient un bon “abrasif” pour l’écorce du citron, et permet d’en optimiser le prélèvement de l’arôme.

Acidulé et sucré, c’est délicieux, et comme toute chose de haute gamme on ne sent pas sa puissance, c’est une dangereuse gourmandise qui fait tourner très vite la tête. Comme on dit au Brésil : la caipirinha c’est comme les seins: une seule ce n’est pas assez, trois c’est trop.

L’origine de la caiprinha remonte aux années 1800. Au brésil, les esclaves aimaient boire du “garapa”, qui était du jus de canne à sucre qu’ils faisaient simplement bouillir, sans le fermenter. Ils l’obtenaient après avoir pressé la canne à sucre au moyen des presses rotatives. L’ébullition permettait la stérilisation évitant ainsi le développement des bactéries qui se trouvent normalement dans le jus de canne. Pendant les fêtes et rituels, ils mélangeaient leur garapa avec l’eau-de-vie de sucre de canne locale (la “cachaça”) qu’ils donnaient en partie aux esprits des morts. Ils y mélangeaient aussi des jus de fruits ou des épices : sont nées ainsi les fameuses “batidas”, et la plus fameuse était la “batida de limao“, qui était réalisée avec le jus des citrons verts. C’était le prototype de la Caipirinha.

Avec le temps, la “batida de limao” a évolué avec des morceaux de citron verts dont l’écorce donne son goût original à la Caipirinha. La technologie aidant pour fabriquer la glace, et ainsi pour la rendre plus fraîche, elle est devenue plus facile à boire et plus courante.

Le nom “Caipirinha” lui a été en 1900 et viendrait d’un mélange de “Caipira” et de “Curupirinha”. Ces deux termes sont liés : “Caipira” était un terme pour désigner les “paysans”. Terme issu du mot “Caipora” qui désignait les anciens habitants de la forêt… lui même issu du mot “Curupira”, qui désignait un démon mythique de la forêt dont le diminutif est “Curupirinha” (nom donné à l’instar des “éléphants roses” pour décrire une vision troublée par un ivresse évidente).

Dans les années 1910, le brésil est un pays pauvre et cherche un avenir propre pour se démarquer et se débarasser des liens avec l’Europe. Pour ce faire, le modernisme brésilien se développe grâce à la littérature, l’art et le commerce : la cachaça a participé à ce développement comme étant un produit culturel, de fabrication locale pouvant être exporté.

Pendant une épidémie de grippe au Brésil en l’an 1918, un tenancier portugais travaillant dans un bar de Sao Paulo servait des Caipirinhas aux clients atteints du virus. L’épidémie commençant à s’estomper, ce cocktail était devenu un remède à succès en plus d’être délicieux. Les vertus de ce cocktail étant prouvées, c’est vite devenu la boisson préférée des brésiliens.

“Oswald de Andrade”, (grand écrivain brésilien) se maria avec “Tarsila do Amaral” (une des plus grandes peintres modernistes), et dans les années 1920, cette dernière organisa des “fameuses feijoadas” à Paris servies avec de la “Caipirinha”. La cachaça était devenue un produit de luxe en france, tout en faisant connaître la Caipirinha. De plus, le succès du tenacier portugais de “São Paulo” s’est vite fait connaître en Europe. Aujourd’hui, la Caipirinha est appréciée dans le monde entier.

Au brésil, une variante existe :
-Caipirinha da Enseada (saupoudrer de canelle)

"A tous les citrons verts acidulés
Qui souhaitent un jour devenir sucrés
Faites-le dans une canne à sucre distillée
Sur une bonne couche de glace pilée

Je viens de découvrir une émotion cachée
En croquant un granulé de sucre acidulé
Alchimie parfaite, arômes renforcés
J’embrasse l’exotisme raffiné

[lusitain]"
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